lundi 15 mars 2010
La Sophrologie dans tous ses etats
Par Clémence Peix Lavallée, lundi 15 mars 2010 à 08:48 :: La sophrologie dans tous ses états
Marre des conflits, confrontations, stress... la pensée chinoise nous offre une autre grille de lecture, à adapter certes, mais beaucoup plus fluide et harmonieuse.
pensée occidentale .......... .......... pensée chinoise
créatrice de tensions............................préserve l’harmonie
elle s’appuie sur un modèle....................elle s’appuie sur le réel
son moyen est l’action..........................son moyen est la transformation
elle fabrique des héros..........................elle révèle des stratèges
elle vise à détruire l’ennemi....................elle cherche à paralyser l’ennemi
il y a un Dieu dominateur et créateur.........il y a un élément fondamental, le ciel qui suit son cours et ne dévie jamais
la volonté est une qualité........................la patience est une vertu
Le modèle chinois n’est pas LE modèle à suivre, juste un autre chemin possible…
L’action n’est pas efficace. Elle est toujours limitée et superficielle puisqu’elle est limitée dans le temps et dans l’espace.
Elle est toujours une intruse puisqu’elle essaie de forcer la réalité. Elle est en porte-à-faux par rapport à la réalité.
Elle est artificielle. Ce n’est qu’un épiphénomène de la réalité.
En fait, seule la transformation est efficace.
La transformation s’opère toujours sur tous les points d’un élément donné : une transformation ne peut être que globale.
En outre, la transformation s’inscrit dans la durée : il existe ainsi un processus de transformation.
La transformation ne peut donc être isolée. Il s’agit d’un processus invisible. Seuls ses effets sont visibles.
La discrétion de la transformation s’oppose au caractère spectaculaire de l’action.
Un dicton chinois explique : " on ne voit pas la rivière creuser son lit ".
En Chine, le sage, comme le stratège, n’agit pas : il transforme.
La pensée grecque a conçu la nature comme agissante. Aristote explique que la nature est modeleuse et peintre.
Pour lui, la nature agit les yeux fixés sur un plan. En fait, la nature est considérée comme un processus technique.
Au contraire, les penseurs chinois conçoivent l’action humaine comme une transformation naturelle.
Le sage chinois transforme le monde par son exemple et non par son action.
Les transformations sont d’autant plus efficaces qu’elles restent diffuses et discrètes.
L’image du vent en est une bonne illustration : on ne voit du vent que son effet.

